Souvenir de mon père















Mon père est né le 27 juillet 1915, le troisième d’une famille de 7 enfants. Le village ou il a vu le jour se nomme Ilets-Caribou, situé entre Baie-Trinité et Pointes aux Anglais. D’une façon plus élargie entre Sept-Îles et Baie-Comeau… C’est un site merveilleux et unique sur la Cote-nord, son sable blanc lavé constamment par les marées montantes et descendantes. Un lieu idéal pour les vacances d’été. Son père Zénon Jourdain, sa mère Mathilda Chouinard. Zénon est né le 26 juillet 1886. Mathilda est née en 1880. Ils ont eu 7 enfants du nom de Charles Albert, Roger, Julien, Fernand, Thérèse, Réal et Frank. Mon grand-père s’est construit une maison aux Ilets-Caribou vers 1910. C’est là qu’il éleva ses enfants. Aujourd’hui c’est mon frère Robert qui l’as eu en héritage, elle a un cachet particulier, son extérieur n’as pratiquement pas changé avec son bardeaux de cèdre. Elle fait partie du patrimoine du village. L’intérieur de la maison est resté le même. Elle nous rappelle comment ils vivaient dans ce temps-là. Mon père et ma mère se sont mariés le 13 septembre 1939 à la municipalité de Rivière Saint-Jean, ils firent leur voyage de noces par bateau à Québec. En ce temps-là les moyens de transport étaient limités. Julien a commencé à travailler jeune, il était homme à tout faire, journalier, au magasin de monsieur Georges Jourdain a Baie-Trinité. Il fut engagé pour la compagnie de la Sainte-Laurence, ensuite, il décrocha un contrat pour la construction de la route 15 (aujourd’hui 138). Il était Forman avec des employés à sa charge. C’était un très bon contremaitre. Lorsque la route fut terminée, il obtint un poste comme gardien de la rivière Romaine au Havre Saint-Pierre pour une durée de un an. Durant l’été nous avons passé un mois avec lui, moi ma mère, mes frères et mes sœurs. Mon père avait construit un carré de sable pour les jumeaux avec une chaudière rempli d’eau pleins de petits têtards. Il y eu une noyade importante sur le lac de la romaine, deux familles dans une même embarcation, ils se sont tous noyés… quel tragédie. Il a travaillé aussi pour son neveu Gérald Jourdain qui possédait une vitrerie, et il finit en dernier temps comme journalier pour la commission scolaire des Sept-Îles.



Sa jeunesse


Mon père était un jeune homme doux, peu agressif, il se rendait très utile, toujours à rendre service chez un et l’autre. Il était très apprécié dans le village. Discutait avec un avec l’autre… Il était très social. C’était également un bon joueur de tour. Il se déguisait et allait frapper aux portes du voisinage tout en se faisant passé pour un autre. Habillé d’un long manteau, portant des combinaisons, en dessous, tout un clown… Il avait appris très tôt les rudiments de la chasse. Comment monter des raquettes avec un moule, les tracer, quel sorte de bois qu’il fallait prendre, tendre les collets, des pièges. Il allait souvent à la chasse avec sa carabine, c’était un homme qui ne connaissait pas la peur dans le bois. Il pouvait s’improviser une cache avec des branches de sapin peu importe la température qu’il faisait. Il m’a montré comment il préparait son bois pour l’hiver, le faire sécher, le corder, avec son chien Café, (c’était son nom) il coupait du bois de chauffage. Lorsque le cométique était plein, moi et Violette on embarquait sur les traineaux et on se laissait mener vers la maison. Quel bon souvenir… Mon père était très bon bucheron, il en a cordé du bois… Son oncle Wilfrid qui était un homme d’une trempe solide comme coureur des bois a initié mon père sur son territoire de chasse à tendre des pièges pour prendre des animaux à fourrure. Mon père prit gout à cette vie de coureur des bois. Il était considéré comme l’un des meilleurs raquetteurs du village. Nous avions un garage ou mon père entassait les peaux de fourrures, il y avait tout sorte de pièges, je me souviens des pièges a ours, classés par numéro de grosseur. Il y avait des pièges à Belettes, a Rat musqués, castors, martes. A chaque année il tuait son orignal. Durant le temps de la chasse ou même l’hiver quand ce n’était pas permis… Le garde chasses n’était pas très sévère. Ils nous permettaient de tuer un même en dehors des temps de chasse. La seule condition c’est qu’il ne fallait pas en vendre… Tout était caché. Je me souviens qu’un jour il m’écrivit sur un bout de papier J’ai tué un orignal, c’était en cachette, il ne fallait pas s’en vanter… La chasse a pris une importance pour lui, il m’amenait souvent se tenter près d’un cours d’eau, des rivières a trapper le castor, tendre des collets a lièvres, pêcher la truite, j’ai vécu de très bons moments avec mon père… Un jour on partit avec mon oncle vers un territoire de chasse, Une fois arrivé au camp, on ouvrit la porte et je m’aperçut qu’il n’y avait pas de lit, seulement des branches de sapins coupé étendus à terre qui servait de matelas. Mais on avait de bonne couverture en laine grise. C’était le parfait confort… Un autre jour mon père amena mes deux frères à la pêche à la truite au camp d’oncle Aldège Chouinard. Mon père improvisa deux cannes à pêches avec des bouts de branches. Mes deux frères Richard et Robert pêchait de la truite sans arrêt tandis que mon oncle et mon père avec leurs équipements moderne ne prenait rien… ha! Ha! Ha!



La pêche à la morue


Et que dire de la pêche à la morue, J’avais acheté un canne vide de jus de tomates pour vider le fond de la chaloupe qui prenait l’eau a l’occasion. Combien de morue avons-nous pêché, impossible à compter…. On en avait toujours en surplus. Qui prenaient l'eau à l'occasion. Combien de morue avons-nous péché, impossible à compter. On avait toujours en surplus que l'on vendait 25 sous à des familles moins nantis. À l'occasion on prenait aussi du flétan, 20 livres, 30 livres et parfois beaucoup plus. Un jour que nous étions à la pêche, deux baleines à bosse nous suivaient chaque côté du canot oui, j'ai eu la frousse mais mon père me rassurait qu'il n'y avait pas de danger ce sont des mammifères inoffensifs oui, curieux de nature. Quel soulagement point d'exclamation mais il était aussi prudent envers certains poissons il ne voulait pas que je le laisse traîner ma main dans l'eau à cause du danger des chiens de mer sortes de requins. Vers 9 h il fallait entrer à cause du danger du vent qui se levait. Arrivé à terre, il fallait arranger la morue. Faire défiler, couper les têtes de Mon père est né le 27 juillet 1915, le troisième d’une famille de 7 enfants. Le village ou il a vu le jour se nomme Ilets-Caribou, situé entre Baie-Trinité et Pointes aux Anglais. D’une façon plus élargie entre Sept-Îles et Baie-Comeau… C’est un site merveilleux et unique sur la Cote-nord, son sable blanc lavé constamment par les marées montantes et descendantes. Un lieu idéal pour les vacances d’été. Son père Zénon Jourdain, sa mère Mathilda Chouinard. Zénon est né le 26 juillet 1886. Mathilda est née en 1880. Ils ont eu 7 enfants du nom de Charles Albert, Roger, Julien, Fernand, Thérèse, Réal et Frank. Mon grand-père s’est construit une maison aux Ilets-Caribou vers 1910. C’est là qu’il éleva ses enfants. Aujourd’hui c’est mon frère Robert qui l’as eu en héritage, elle a un cachet particulier, son extérieur n’as pratiquement pas changé avec son bardeaux de cèdre. Elle fait partie du patrimoine du village. L’intérieur de la maison est resté le même. Elle nous rappelle comment ils vivaient dans ce temps-là. Mon père et ma mère se sont mariés le 13 septembre 1939 à la municipalité de Rivière Saint-Jean, ils firent leur voyage de noces par bateau à Québec. En ce temps-là les moyens de transport étaient limités. Julien a commencé à travailler jeune, il était homme à tout faire, journalier, au magasin de monsieur Georges Jourdain a Baie-Trinité. Il fut engagé pour la compagnie de la Sainte-Laurence, ensuite, il décrocha un contrat pour la construction de la route 15 (aujourd’hui 138). Il était Forman avec des employés à sa charge. C’était un très bon contremaitre. Lorsque la route fut terminée, il obtint un poste comme gardien de la rivière Romaine au Havre Saint-Pierre pour une durée de un an. Durant l’été nous avons passé un mois avec lui, moi ma mère, mes frères et mes sœurs. Mon père avait construit un carré de sable pour les jumeaux avec une chaudière rempli d’eau pleins de petits têtards. Il y eu une noyade importante sur le lac de la romaine, deux familles dans une même embarcation, ils se sont tous noyés… quel tragédie. Il a travaillé aussi pour son neveu Gérald Jourdain qui possédait une vitrerie, et il finit en dernier temps comme journalier pour la commission scolaire des Sept-Îles. Et dire de la morue que ma mère savait bien apprêter. Tout le restant allait dans le jardin de rhubarbe pour faire de l'engrais. Quel beau souvenir aujourd'hui avec les lois de la pêche ou tout est réglementé, il est plus difficile d'aller pêcher en toute liberté. Frappé par une voiture, mon grand-père est décédé en janvier 1966. Julien tu es beaucoup occupé de son père. Il lui avait construit une chambre annexé à la maison. Il ne pouvait plus demeurer dans sa vieille maison. L’hiver c'était trop froid. Je me rendais compte comment il aimait son père avec tous les soins qu'ils lui apportaient. Lorsque mon père s'est marié, ils ont demeuré chez mon grand-père Zénon Jourdain durant une période d'un an. Il avait deux enfants Ginette et violet qui est décédé de la méningite à l'âge de 8 ans. Mon père, comme aussi ma mère en fut profondément attristé. Ils eurent un autre enfant qu'ils nommèrent aussi violette. Deux enfants viennent à jouer. Un jour violette emprunta les poupées de jeunesse dont elle était bien attachée puis violette décida de jouer à la coiffeuse en leur coupant les cheveux avec des ciseaux. Quelle tristesse. Pour Ginette qui aimait tellement ses poupées. Mon père était un homme qui ne s’exprimait pas facilement ses émotions. Seulement une fois où je l'ai vue pleurer lorsqu'il apprit le décès de son père. Cela m'avait fortement impressionné de voir mon père pleurer dans les bras de mon oncle Gilbert. Oui il aimait profondément son père, ce fut une grande perte pour lui point


Il aimait sa mère...



Pour ce qui est de sa mère, il n'a jamais parlé. Elle est décédée en 1956 à la suite d'un cancer. Anciennement on exposait le corps dans les maisons. Ma mère m'a raconté qu'il s'était assis longuement près du cercueil. À quoi pourrait-il penser point d'exclamation mystère... mais si je retourne un peu en arrière ma grand-mère qui était une femme très gentille et très pieuse, tous les soirs, il y avait le chapelet après souper. Tous étaient assidu à la prière on ne Se préoccuper pas de la visite qui pouvait arriver à l'improviste. Tout le monde se mettait à genoux, sans poser de questions et attendait la fin de la prière. Parfois un peu long. Ma grand-mère Matilda avait une grande dévotion à la Vierge marie. Mon père est décédé le jour de l'Assomption le 15 août. La fête de la Vierge Marie qui est monté au ciel. Il me semble que c'est un beau Sting qu'elle nous a laissé. Que Julien était d'une façon spéciale aimé par la divine providence.


Étymologie du nom de Julien


Premier sens: Le nom de Julien De descendance latine, dérivé de la gens Julia, Qui disait descendu trop va Jules et juillet. Éclipse ensuite par les prénoms germaniques, il ne surgit qu'au 15 et 16 siècles lors de la renaissance.

Deuxième sens: Julien et les femmes en amour le nom de Julien est un gentleman romantique et très courtois. Il n'est jamais brusque ou fait ça te comprends bien ce que les femmes désirent. Un brin timide, il n'ira jamais vers une femme. il se sent pas complètement rassuré. Il recherche une personne gentille et stable comme lui.




La rencontre avec Adrienne..
Le 13 septembre 1939 la guerre éclate entre la Pologne et l’Allemagne. Des moments difficiles se préparent. En fait, il n'y avait pas beaucoup d'activités. Pour passer le temps, on jouait aux cartes. Il y avait à l'occasion des danses chez oncle Léon, le frère de mon grand-père. La guerre limitait les rencontres. Le soir il fallait descendre les stores pour éviter toutes les lumières. Il y avait des sous-marins allemands qui circulaient dans le fleuve Saint-Laurent. Alors il fallait éviter de donner sa position. C’est dans cette ambiance que Julien et Adrienne se sont rencontrés. J’imagine mon père demandant en mariage Adrienne. Peut-être que c'était sur la plage au coucher du soleil ou bien en canot car il allait souvent à la pêche à la truite. Peu importe à quel endroit, une chose est sûre c'était une déclaration d'amour indiscutable. Ils s'aimaient profondément. Mais il ne se doutait pas de la grosse famille qui l'attendait. Les 4 premiers enfants ça pouvait passer mais lorsque les jumeaux et les jumelles arrivèrent, ça l'a dépassé. J’ai observé à l'occasion que lorsqu'il partait travailler à l'extérieur, il embrassait toujours Adrienne puis un jour ils ont déménagé à Sept-Îles pour se rapprocher des grands centres. C’était en 1969. Cela a été difficile de quitter le village. Il a vendu sa maison qu'il avait lui-même construit, mais il a gardé la maison de son père qui servit de chalet. Ma mère s'est trouvé un emploi à l'hôpital de Sept-Îles comme ménagère. Mon père n'était pas d'accord, ce n'était pas coutume dans son temps. Et la femme était plutôt confiné à la maison à élever seule les enfants, mais il a fini par s'adapter.



La retraite



Mon père était un homme qui aimait jaser. Il Socialisait facilement avec les gens. Nous raconter des histoires de chasse, et de pêche. Il aimait beaucoup aller au fruitage, surtout les bleuets. Il remplissait une chaudière ce n'était pas long. Il aimait beaucoup faire du ménage extérieur de la cour. Il avait en horreur les pissenlits il leur faisait la guerre sans merci!!! il avait son jardin de patate qui l'entretenait et les fleurs…. Les fins de semaine il aimait aller au chalet passer du bon temps. À l'occasion il allait à la pêche à la morue. Mais bien des raisons aussi pour contempler la mer et ses plages, berceau de son enfant. Il était très heureux dans la nature. Mais le temps passait et il vieillit. Puis un jour il tomba malade, son cœur était fatigué. On a dû lui poser un pacemaker. Il souffrait d’insuffisances veineuses, et on a dû lui amputer une chambre. Je me souviens c'était le docteur Bellemare (chirurgien) qui lui avait annoncé la nécessité de l'amputation. le visage de mon père se crisper un instant. puis il a répondu aux médecins que s'il y avait rien d'autre à faire qu'il était d'accord. Mon père fut placé au Pavillon des îles de Sept-Îles, ma mère aurait bien voulu le garder mais sa condition ne le permettait pas. Une fois par semaine on l'a amenait à l'épicerie IGA, mon Dieu qu'il était content !! il achetait toutes sortes de gâteries pour ses petits-enfants. on le visitait souvent. toujours heureux de nous accueillir, il se rendait facilement en chaise roulante. chez Adrienne qu'il n'était pas très loin du centre d'accueil. Ma mère prenait bien soin de lui. Il y avait des signes qu'elle l'aimait….. Lorsque j'allais le visiter, il était très heureux. Je lui poser des questions sur le temps de sa jeunesse et d'autres événements qu'il n'avait jamais eu l'occasion de discuter. Il me parlait comment c’était sévère À l'école, les exigences de l'église parfois excessive. Parfois il s'arrêtait de parler et tout Silencieusement posé son regard sur le plancher le visage assombri. Dans ce silence je savais que cela pourrait signifier qu'il y avait un vide en lui. Carence et dépendance affective, mais malgré tout mon père Avait la foi héritée de ses parents. À la tête de son lit était accroché son chapelet. Passer légèrement je lui demandais s'il allait bien, il relever la tête aussitôt avec un sourire mécanique maîtrisé depuis longtemps comme quelqu'un qui passe de la tristesse à la joie sans larmes. Il souffrait sans en connaître la cause. Je lui dois beaucoup car un jour il m'a sauvé la vie, j'ai eu un accident d'auto vers l'âge de 10 ans. Une automobile qui passait lentement près de la route pour laisser passer la souffleuse, j’ai glissé du haut d'un banc de neige et je suis resté en dessous de la voiture qui s'apprêtait à prendre son élan. Mon père qui avait sa pelle donna un coup sur la voiture. La voiture s’arrêta, juste à temps car c'était la mort assurée. Il me prit dans ses bras, puis me conduisait à l'hôpital de Sept-Îles. Mais mes sœurs également se sont beaucoup occupées de lui. Violette, ma sœur, l’amena souvent à Moisie, lieu de résidence de celle-ci, Dans la nature, il était parfaitement heureux. Mon père est décédé le 15 août 1994 à l'hôpital Saint-François d'Assise de Québec. À 6 h le matin. Mon frère Robert s'est beaucoup occupée de lui mon frère et infirmier, les funérailles eurent lieu à l'église Saint-Joseph de Sept-Îles est inhumé au cimetière des Ilets-caribous.



La vie passe comme un nuage



Oui la vie passe comme un nuage. C’est une expression que ma grand-mère angélique répétait souvent. Les nuages se forment et se déforment laissant passer les rayons de soleil dans les temps joyeux mais d'autres jours dans des temps qui semble malgré tous ces changements le suit son cours. Peu importe l'âge que nous avons, nous irons par passer. Mais le ciel brillera toujours. Pour être heureux, il suffit de se laisser regarder pour découvrir la beauté de notre visage intérieur. Les ombres des nuages n'empêche qu'on jamais de faire passer les rayons du soleil. Mais dans le brouillard, les tempêtes, les mers déchaînées et même dans les fragilités, l'amour subsiste toujours…. Ma mère est décédée le 26 janvier à l'âge de 95 ans, mon père le 15 aout à l'âge de 79 ans. Julien et Adrienne on fait ce choix de vivre ensemble. Leurs intimités étaient beaucoup plus profondes que l'on croyait. Quels sont les valeurs importantes qui ont guidé le choix. Quels sont leurs racines qu’ils ont voulu transmettre à leurs enfants. Cela se réalise dans la routine de chaque jour. Chacun apportait à l'autre son expérience tout en s'appuyant sur les réalités de la vie, en gardant bien les deux pieds par terre. Mon père vivait au quotidien, la vie au présent était sa façon d'exister, son tabac, son chat, à l'occasion une coupe de bière, il ne se préoccupait pas de l'avenir et son pourquoi… tout passe si vite. Mon père avait la parole facile, toujours une histoire à raconter à sa manière. Ma mère riait parfois en sachant qu'il ne disait pas toujours la vérité. Mais ils étaient bien ensemble, on s'apercevait bien qu'il y avait une proximité entre les deux. Adrienne insistait Beaucoup sur l'instruction de ses enfants et de leur avenir. Elle nous le rappelait sans cesse. Tandis que Julien écoutait sans forcer les choses. Cela nous faisait du bien. Oui ma mère nous donner beaucoup de conseils. Avec mon père on pouvait discuter de toutes sortes de sujet, la température, la chasse , et la pêche, beaucoup d'histoires du passé, mais ses sentiments profonds et les garder pour lui. Il ne parle pas de ce qui pouvait ressentir. Voilà c'est un morceau d'histoire, et de fait vécu découper dans les nuages de leur part. Ces aventures intimes et amoureuses sont restées cachés comme des images insérées dans un livre. À notre tour, plus nous vieillirons, en sagesse, plus nous respecterons ceux qui nous ont précédés. Maintenant c'est nous qui formeront d'autres formes de nuage selon la personnalité de chacun. Pour ma mère, ma sœur m'a demandé que l'on fasse une prière dans les dernières minutes qui lui restaient à vivre et ce qu'elle a voulu nous dire, c'est l'importance du pardon que l'on doit s'accorder le envers l'autre pour que l'unité puisse se réaliser.




Normand Jourdain